Solidaires des migrants


Mineures et mineurs en danger à la rue, il est urgent de les protéger !

 

Communiqué commun signé par la LDH

 

La période actuelle regorge de discours nauséabonds, politiques et médiatiques, concernant les migrant-e-s, les sans-papiers et les mineur-e-s non accompagné-e-s (MNA). Mais dans les régions, les villages, les quartiers, des collectifs, des associations, des milliers de citoyen-ne-s font vivre au quotidien, par leur solidarité, leur fraternité, une autre réalité.

Nous appelons ensemble à ce que la raison reprenne le pas sur les fantasmes et que l’on revienne sur des données factuelles, notamment sur la réalité vécue par les MNA, et sur les difficultés que rencontrent ces jeunes et leurs soutiens pour faire respecter les exigences de protection liées à leur minorité.

Partout sur le territoire français, se multiplient les situations où la carence des institutions entraîne la mise à la rue, sans droits ni ressources, de mineur-e-s isolé-e-s vulnérables et en danger. Les droits de l’enfant ne se discutent pas, encore moins au profit d’affichages politiciens de “lutte contre l’immigration”.

Le ou la mineur-e migrant-e est avant tout un-e enfant.

Nous demandons que les responsables institutionnel-le-s actuel-le-s et les candidat-e-s aux futures élections législatives s’engagent pour que soient respectés et appliqués :

la mise à l’abri immédiate de tout-e jeune isolé-e se présentant comme mineur-e, dans les dispositifs de droit commun de la protection de l’enfance (seuls dispositifs habilités à accueillir un-e mineur-e, à même de lui garantir des conditions de vie dignes et un accompagnement socio-éducatif de qualité), les hôtels n’étant pas une solution adaptée ;

la reconnaissance et le respect de la présomption de minorité, de l’intérêt supérieur de l’enfant et du droit au recours effectif, la prise en charge des MNA par la protection de l’enfance devant être maintenue le temps qu’une décision judiciaire définitive intervienne ;

le respect du droit des mineur-e-s à bénéficier d’une prise en charge globale et adaptée leur permettant d’accéder à l’ensemble de leurs droits fondamentaux (accompagnement socio-éducatif, financier, juridique, accès à la scolarité, aux soins de santé physique et mentale) ;

le maintien de la prise en charge au-delà de 18 ans si la situation l’exige (prise en charge via les contrats jeunes majeurs ou autres dispositifs si nécessaire) ;

la sécurisation de l’avenir, à la majorité, pour les mineur-e-s isolé-e-s étranger-e-s qui passe par la non-remise en cause de leur identité, la reconnaissance de la validité des documents d’état civil de leurs pays d’origine, l’obtention d’un titre de séjour.

Nous demandons notamment le retrait du décret du 30 janvier 2019 sur le fichier d’appui à l’évaluation de la minorité (AEM), qui porte atteinte aux droits des mineur-es non accompagné-es et fait de l’accueil et la protection de l’enfance une question policière, au mépris des droits de l’enfant.

Ainsi que l’a rappelé la Défenseure des droits, il ressort tant de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’Homme que du Comité des droits de l’enfant de l’ONU, un principe selon lequel la personne se déclarant mineure isolée doit être présumée comme telle. De plus, la jurisprudence du Conseil d’Etat comme du Conseil constitutionnel et l’article 375 du code civil impliquent que l’appréciation de l’âge doit être entourée de l’ensemble des garanties nécessaires, et que, dans l’attente de la décision d’un juge indépendant et impartial, la personne puisse être protégée.

 

C’est pourquoi nous demandons à ce que la présomption de minorité soit inscrite explicitement dans la loi.

 

Paris, 17 mai 2022

Premiers signataires : Ados sans frontières (Gard), AMIE (Métropole de Lyon), ASTI (Association de Solidarité avec Tou(te)s les Immigré(e)s) – antenne Mâcon (Saöne et Loire), ASTI-Chalon (Saône et Loire), ATPAC Maison Solidaire (Loire), Attac Nîmes (Gard), CAJMA 22 (Côtes d’Armor), Cent pour un pays d’Apt (Vaucluse), Cent pour un Toit-Mâcon (Saône et Loire), CGT Educ 13 (Bouches du Rhône), CGT – PJJ, CNT SO 13 (Bouches du Rhône), COFRADE, Collectif Chabatz d’Entrar (Haute-Vienne), Collectif 113 (Bouches du Rhône), Collectif jeunes isolés de Moselle (Moselle), Collectif Loire “Pour que personne ne dorme à la rue” (Loire), Collectif Réfugiés du Vaucluse (Vaucluse), Collectif Saint Lois d’aide aux migrants (CSLAM) (Manche), Collectif Solidaire MNA33 (Gironde), Collectif soutiens / migrants Croix-Rousse (Métropole de Lyon), Comede Loire (Loire), Coordination Urgence Migrants (Métropole de Lyon), FASTI, Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s, Fédération Education Recherche Culture (FERC-CGT), Fédération Sud Santé Sociaux, Fédération Syndicale Unitaire (FSU), Groupe MNA des Etats Généraux des Migrations (EGM), Itinérance Sud Manche (Manche), Jamais sans toit (Métropole de Lyon), La Cimade, Les Midis du MIE (Paris et banlieue parisienne), Ligue des droits de l’Homme (LDH), Majie – Montpellier Accueil Jeunes Isolés Etrangers (Hérault), Médecins du Monde France, MIE 92 (Hauts de Seine), Min’ de Rien 86 (Vienne), MRAP 84 (Vaucluse), Port d’attache – Granville (Manche), Réfugiés bienvenue Nîmes (Gard), Réseau Education Sans Frontières (RESF) et ses groupes locaux, RIACE France, Roya Citoyenne (Alpes Maritimes), SNUTER-FSU, Solidarité et Humanisme (Loire), Solidarité sans papiers Creil (Oise), SOS Refoulement – Dijon (Côte d’Or), Soutien 59 saint just (Bouches du Rhône), Sud Education 13 (Bouches du Rhône), Syndicat de la Magistrature, Syndicat des Avocats de France, Syndicat National des Personnels de l’Education et du Social à la, Protection Judiciaire de la Jeunesse (SNPES-PJJ/FSU), Tous-tes En Classe -TEC 31 (Haute Garonne), Tous Migrants 73 (Savoie), Tous Migrants – Réseau Hospitalité (Hautes Alpes), Union syndicale Solidaires, Utopia 56 et ses antennes locales.

 


RASSEMBLEMENT: Vendredi 17 Décembre,  à Saint-Lô !

Organisé, à la veille de la Journée Internationale des Migrants, par le Collectif 50 dans lequel Alternatives Solidaires participe !

Rassemblement à l’initiative du collectif 50 pour les droits des étrangers*
Avec le soutien d’entrepreneurs et d’élus
Vendredi 17 décembre à 15 h 00.
Saint Lô devant la préfecture


A la veille de la journée internationale des migrants nous souhaitons alerter le Préfet de la Manche sur la situation de ces jeunes travailleurs étrangers qui viennent de recevoir un refus à leur demande de régularisation ou à leur demande d'admission exceptionnelle au séjour avec notification d’une Obligation de Quitter le Territoire Français.

 

Si nous nous réjouissons de voir que la préfecture vient de régulariser Adama Barry après une mobilisation importante, nous en connaissons d'autres qui sont dans la même situation, et nous ne pouvons nous y résigner !

 

Quel avenir pour ces femmes et ces hommes, qui ont répondu aux attentes de la société d'accueil, qui ont fait l’effort de s’intégrer grâce au soutien des institutions et de collectifs et qui se voient aujourd'hui refuser un titre un séjour ?

Combien d'entre elles et d'entre eux montrent aujourd'hui des preuves de réussite de leur intégration : obtention de diplômes, promesses d'embauches dans des métiers où le recrutement est très difficile voire inexistant tel qu’en restauration, bâtiment, maraîchage... ?

Qu'en est-il de ces ressortissants afghans qu’un retour dans leur pays plongerait aussitôt dans une situation de grand péril ?

 

Depuis peu, des voix s'élèvent du côté de ceux, collectifs et institutions, qui ont accompagné dans leur parcours d'intégration ces ressortissants étrangers :

 

À l'initiative de Stéphane Ravacley, boulanger à Besançon, le mouvement des Patrons Solidaires a récemment porté au Sénat une proposition de loi qui s’oppose à l’expulsion des jeunes migrants à leur majorité dès lors qu’ils sont en apprentissage. Comme Omar, comme Adama, combien de jeunes travailleurs et travailleuses dans la Manche, et partout en France, dont la situation n'a pas la chance de trouver un écho médiatique, sont plongé·e·s dans la précarité et l’indigence parce que ces décisions administratives leur retirent le droit de travailler ?

 

Combien de patrons, artisans, maraîchers, restaurateurs... qui ont tant de difficultés à trouver des apprentis et de la main d’œuvre, se voient par ces décisions, eux-mêmes plongés dans l'impasse, dès lors que l’on signifie à leurs employés qu'ils ne peuvent plus honorer leurs engagements ? Car qui peut aujourd'hui ignorer la difficulté de ces métiers à trouver du personnel ?

 

Face aux difficultés de recrutement, ce sont les voix des patrons de petites entreprises qui s'élèvent pour alerter l’État : ces personnes sont indispensables ! En France, 70 % des Très Petites Entreprises (TPE) et des Petites et Moyennes Entreprises (PME) ont des difficultés pour trouver de la main d’œuvre. Un tiers des emplois non pourvus le sont depuis plus de 6 mois, et beaucoup de ces entreprises sont ainsi menacées de disparaître.

 

Par ailleurs, A l'instar de ces 440 élus locaux, qui ont signé le 22 octobre une Tribune dans le Monde pour interpeller l’État sur la situation des jeunes travailleurs migrants, nos élus souhaitent également apporter leur soutien à cette mobilisation à travers des parrainages républicains et alerter l’État.

Citoyens, patrons, collectifs, associations, élus, faisons entendre nos voix
DEVANT LA PREFECTURE
VENDREDI 17 DECEMBRE à 15 H

 

Demandons à M. le Préfet de réexaminer ses décisions, et d'accorder, au vu de la volonté d'intégration de ces personnes, une autorisation de séjour, et de travail.

 

 

Et à écouter ici, sur la station France Bleu Cotentin, le discours de Louis Gastebois, Co-secrétaire pour le droit des étrangers de la Manche:

https://www.francebleu.fr/emissions/l-invite-de-france-bleu-cotentin/cotentin



Mercredi 21 mars, à 18h, rassemblement Place Saint Nicolas, à Coutances.

Venez nombreux !

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Samedi 18 novembre, au moins 120 personnes se sont retrouvées au FJT pour partager un repas.

Une très belle soirée !


Samedi 18 novembre 2017

 

REPAS PARTAGÉ

 

 à 19h au Foyer de Jeunes Travailleurs de Coutances, rue Régis Messac

 

Participez au repas partagé entre migrants résidant à Coutances, bénévoles,  militants et citoyens solidaires

 

 APPORTER ce jour-là une de vos spécialités, tous les participants feront de même.

Une initiative d’ Alternatives Solidaires,en partenariat avec la Ligue des Droits de l’Homme et la Pastorale des Migrants.

 


Une chouette initiative solidaire en perspective: les amis musiciens du saxophoniste regnévillais Bernard Gruyer nous proposent de venir gratuitement à Coutances jouer en concert pour permettre à Alternatives Solidaires d'alimenter la caisse de solidarité aux migrants.

Ce concert est co-organisé par notre association, la LDH et la Pastorale des migrants.

L'atelier musical de Regnéville Maritime assurera une première partie; l'entracte donnera l'occasion de se désaltérer à la buvette dont les bénéfices seront reversés à la caisse de solidarité.

Le prix d'entrée à la soirée est fixé à 10€.

 

Faites-le savoir à vos proches!

 

 



Beaucoup de réfugiés arrivent à St-Lô, de jeunes adultes, des mineurs, des familles; toutes ces personnes qui fuient leur pays pour de solides raisons engagent (à de rares exceptions) une démarche de Demande d'Asile et à ce titre devraient se voir proposer par les services de l'Etat des solutions d'hébergement digne en attendant le traitement de leur demande.

 

Cette année particulièrement, on est loin du compte, au point que même des mineurs isolés se voient jeter du foyer de l'Aide Sociale à l'Enfance au bout de 5 jours, au motif, en dépit de ce que montrent leurs papiers, qu'ils pourraient ne pas être mineurs!

 

Le comité st-lois d'aide aux migrants et la LDH ont exigé d'être reçus par des représentants du Conseil départemental et de la Protection de l'Enfance pour protester et demander que soient réunis les moyens d'un accueil digne (cf article de Ouest-France du mercredi 21 déc). Des recours sont en cours pour les mineurs.

 

C’est la même situation à Cherbourg (cf article de OF du 22 déc) et partout en France.

 

Notre association a commencé à agir en participant à la mise en place d'un collectif aux côtés de la LDH, du Collectif st-lois d’aide aux migrants et de divers militants au moment de l'ouverture des 3 Centres d'Accueil et d'Orientation de la Manche qui hébergent 92 migrants déplacés suite au démantèlement de la Jungle de Calais; il s’agit pour ce collectif de veiller au respect des droits liés aux demandes d’asile et plus généralement au respect des droits de l’homme, aussi bien pour les réfugiés hébergés en CAO que pour tous ceux qui ne cessent d’arriver dans notre région comme ailleurs, en quête d’une issue à leur périple.

 

Plusieurs adhérents interviennent auprès des migrants en CAO, notamment à St Germain sur Ay.

 

Par ailleurs, devant l'impossibilité d' héberger de nouveaux réfugiés à St-Lô, Christian et moi avons accepté d'héberger respectivement un Nigérian mineur et un Guinéen majeur.

 

L’histoire de ce dernier est édifiante : enregistré en Italie suite à sa traversée de la Méditerranée depuis la Libye, il est susceptible d’être renvoyé en Italie en application du protocole inique dit de Dublin qui reporte de fait sur l’Italie et la Grèce le poids principal de l’accueil des migrants en Europe; par peur de se retrouver parqué dans un camp comme à son arrivée en Italie, il a profité d’une escapade à St-Lô pour partir, sans bagage, pour l’Angleterre, n’hésitant pas à prendre de nouveaux risques…

 

Plusieurs adhérents se sont retrouvés au local jeudi 22 déc pour faire le point et vous proposent de prendre part à l’action pour un accueil digne des réfugiés et la défense de leurs droits :

 

· échange hebdomadaire d'informations sur l'évolution de la situation, les actions en cours et transmission à tous les adhérents: la prochaine rencontre aura lieu au local le jeudi 5 janvier à 18h.

 

· une manifestation a lieu demain lundi 26 déc à Cherbourg à 18h sur l’esplanade entre l’Eleïs et l’hôtel Mercure (laisser un message en réponse à ce mail pour le co-voiturage).

 

· constituer une liste de personnes ressources, au sein de notre association et au-delà, susceptibles d'accueillir pour quelque temps un réfugié à leur domicile, pour compléter le dispositif st-lois saturé en attendant que des solutions plus satisfaisantes soient obtenues du Conseil départemental ou de Collectivités locales.

 

Le 25 déc 2016, Philippe

 

PS Le rassemblement de Cherbourg a été l’occasion pour l’association Itinérance d’interpeller publiquement les élus Cherbourgeois sur l’urgence qu’il y a, au cœur de l’hiver, à offrir aux réfugiés présents dans le secteur des possibilités de véritable hébergement, après qu’ils aient été fermement éloignés de l’abri de fortune constitué par une avancée de toit du centre commercial Eléis.

 

Le même jour, un réfugié Albanais dont le frère est à St-Lô depuis deux ans cherchait désespérément un abri ; il a pris le relais du Guinéen chez nous à Regnéville… 

Tous à Flamanville

Alternatives Solidaires a accueilli la rando vélo vers Flamanville

Christian et Philippe ont rejoint, jeudi 29 septembre 2016, une douzaine de cyclistes venus de Laval, Mayenne et du Morbihan pour ensuite les accompagner jusqu'à Coutances où des militants antinucléaire ont profité de leur venue pour se rassembler place Saint Nicolas.

Un repas partagé au café solidaire a été suivi d'une soirée film/débat à partir du film "Brennilis, la centrale qui ne voulait pas s'éteindre".

Merci à Fanny et à Eric qui ont été leurs hôtes pour la nuit.